Dimanche 15 décembre 2024

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Et vous, que faites-vous pour préparer Noël ? Décorations, lumières, sapin, achats, bien recevoir enfants, petits enfants, peut-être un voisin, on essaiera de caler un moment pour aller à la messe… Une petite crèche, car je serai seule…  En fait, y a-t-il une façon de se préparer soi-même, comme nous l’avons demandé dans la prière d’ouverture, à accueillir avec foi la fête de la naissance du Fils de Dieu ?

La Parole de Dieu nous propose trois façons.

Pousse des cris de joie, le Seigneur est en toi, il met en toi sa joie, il te renouvelle par son amour. (Sophonie). Cette parole est-elle encore audible, avec tout ce qu’on vit ? Et pourtant elle est bien pour nous, le Seigneur sait bien ce que nous vivons, et il insiste : je suis avec toi. Ecoutons St Paul. Dans sa prison, il pourrait être angoissé, inquiet. Il rayonne au contraire, sûr que le Seigneur est proche des souffrants, qu’il vient apporter la paix au monde. Joie et bienveillance.

Toi Jean Baptiste, dis-nous comment incarner cette attente du Seigneur dans le concret : que devons-nous faire ? (Bonne question pour notre prière.)

Jean Baptiste nous donne des pistes : Au cœur même de votre vie sociale ou professionnelle : partagez ! nourriture, vêtement, de façon à ce que tous aient leur part et leur place ; accomplissez votre devoir d’état avec justice, ne profitez pas de votre situation sur le dos des faibles. Ne faites violence à personne, ni en parole ni en attitude, ne dénoncez pas faussement. Tout ceci touche au pouvoir et à l’avoir.

Mais Jean Baptiste va encore plus loin, il touche à notre être intérieur. Comme lui-même se laisse toucher. Ecoutons le.

Tous se demandaient si Jean n’était pas le Christ, celui qu’on attendait. Il est très clair. Moi je vous baptise dans l’eau pour vous préparer à la venue d’un Autre, plus fort que moi, qui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. Je ne suis que la voix, lui il est la Parole. Je ne suis pas digne d’être son esclave. Il faut qu’il grandisse et que moi je diminue. Jean n’est là que pour un Autre. Cette grande humilité de Jean, de rester à sa place au service du projet de Dieu, pour lui n’est pas un fardeau, elle est même sa joie.

Pour l’instant Jean voit le Messie à son image, faisant le grand ménage. Plus tard, ce Messie plus fort que lui, mettra tous ses disciples à l’école de sa douceur, elle se révèlera dès sa naissance, à Noël. Jean n’a pas fini de se convertir, et nous non plus.

Voilà ce qu’il nous faut travailler pour faire en nous la place au Seigneur : l’humilité. Ce qui va à l’encontre de nos penchants naturels, tels que se mettre en avant, reconnaissons le ; d’où l’importance du Sacrement de la Réconciliation.

Que devons-nous faire pour nous préparer à Noël ? Nous laisser faire par l’Esprit Saint de notre baptême et semer l’espérance.

3e Avent C 2024