Toussaint et Prière pour les défunts 1 et 2 novembre 2025
Veillez donc car vous ne savez ni le jour ni l’heure… » Mt 25
Le calendrier veut que cette année nous fêtions la Toussaint un samedi et la prière pour les défunts
le dimanche. Nous sommes donc invités à fêter la vie de tous ceux qui nous ont précédés et qui ont
trouvé grâce auprès de Dieu. Car pour nous, chrétiens, ils sont des vivants bien plus que nous-
mêmes, puisque Dieu leur a déjà donné la récompense. Ils sont en présence de Celui qu’ils ont
cherchés et les béatitudes sont déjà réalisés en eux. Ils sont les bienheureux fêtés hier. Nous le
croyons, nous chrétiens marqués par la résurrection du Christ, ceux qui nous précèdent nous ouvrent
le chemin de l’Amour. Oh, leur vie n’a pas été parfaite, comme la nôtre d’ailleurs. Mais ils ont
compté sur la miséricorde du Seigneur et s’en sont remis à son Amour pour tous les hommes. Il est
Celui qui fait se lever le soleil « sur les bons comme sur les méchants ». Son amour touche chacun
et est un appel pour tous. Nous avons cette assurance que le Christ est mort et ressuscité pour tous
les hommes. Nous ne savons pas quel dialogue se noue entre Dieu, le Dieu des miséricordes et
chaque être humain. Mais nous savons que tous, nous sommes aimés de la même manière. Le Christ
en Croix est mort pour chacun de nous.
« Veillez donc car vous ne savez ni le jour ni l’heure… » Bien sûr ce conseil nous concerne tous et
nous touche personnellement. La rencontre ultime avec le Seigneur reste le secret de Dieu sur
chacun de nous. Mais les rencontres de chaque jour sont aussi notre fait. Notre communion de
chaque instant est de notre responsabilité. Dieu ne nous manque jamais. Il nous aime et nous
pouvons l’appeler Père. Nous pouvons le rejoindre dans le secret de nos vies comme dans la
communauté rassemblée. Nous pouvons Le rencontrer en faisant notre humble devoir d’état, en
étant simplement nous-mêmes, puisque nous sommes aimés d’un amour particulier et, si le Christ
s’est manifesté de manière particulière dans notre vie, nous pouvons le rencontrer dans la prière,
dans l’offrande, dans les œuvres de charité. Nous pouvons être témoins de cet amour sauveur au
milieu du monde. Car le jour de Dieu n’est pas hier ou demain, il est aujourd’hui là où nous sommes,
là où nous avons été plantés. Le jour de Dieu est toujours actuel. Dieu, en Jésus-Christ, vient
revivre le sacrifice de la Croix et sa résurrection pour nous tous.
Le Prophète Isaïe nous dit ceci : « Le jour viendra où le Seigneur, Dieu de l’univers, préparera pour
tous les peuples un festin sur la montagne… » L’image du festin nous dit combien le Seigneur va
être attentif à nous recevoir, à recevoir tous les peuples. Le festin c’est la place donné aux convives
que nous serons tous. Dieu nous fera goûter cet amour que nous avons cherché tout au long de notre
vie. Et ce festin n’est pas réservé à quelques privilégiés, mais pour tous les peuples de la terre. En
Jésus-Christ, Dieu est venu nous inviter tous à partager sa joie, son amour, sa tendresse car « il s’est
fait le berger de tous en Jésus-Christ ». « Sur des prés d’herbe fraîche il nous fait reposer. Il nous
mène vers les eaux tranquilles et nous fait revivre ! » Voilà les vrais bienheureux que nous serons,
rejoignant nos frères et sœurs déjà dans le Cœur de Dieu. Les béatitudes de la Toussaint résonnent à
nos oreilles et plus encore à notre cœur. Oui, bienheureux serons nous si nous sommes pauvres,
doux, miséricordieux comme le Christ nous le propose. Nous serons alors attendus au grand festin,
en communion avec tous les peuples de la terre.
Aujourd’hui, prier pour celles et ceux que nous avons aimés et pour tous ceux et celles qui sont dans
l’anonymat d’une mort esseulée, est un devoir de justice. Ils nous ont aidés sur la terre à remplir
notre vie humaine et chrétienne. Nous leur devons tant. Notre prière et notre affection nous les rend
si proches et si vivants. Nous les rejoignons dans la reconnaissance, dans l’action de grâce. Leur vie
a souvent été pour nous un témoignage de dévouement, de joies et de peines partagées. Aujourd’hui
ils sont dans le bonheur du ciel. Ils sont en Dieu et pourtant ils nous restent si proches. Ils nous
montrent le chemin qui va vers la Vie. Nous pouvons prier pour eux. Nous pouvons aussi leur
demander de veiller sur nous, car nous sommes unis par le même amour en ce Dieu des
Miséricordes. AMEN !
