Veillez, tenez-vous prêts : c’est à l’heure où vous n’y pensez pas que le Fils de l’homme viendra. Heureux les serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Veillez, il vient, le bonheur ! Beau slogan ! Est-ce que cette période estivale nous trouve en tenue de service ? qu’attendons-nous ? qu’espérons-nous ? après quoi courons-nous ? J’ai trois exemples récents :
– Ils ont trente ans et sont tout chamboulés par l’attente de leur bébé : on va refaire une pièce, je vais changer de travail pour être plus présent, moi je ne fume plus, je dois me reposer, c’est une fille, elle bouge !
– Jean-Pierre, 80 ans passés, sait que sa maladie progresse : je suis serein, Jésus est ressuscité je le sais. Je profite de mes petits enfants pour leur transmettre autant qu’ils peuvent accueillir.
– Une jeune fille, voyant ses copines en couple, se demande si elle saura aimer véritablement, jusqu’au pardon. Tous tendus vers un avenir inconnu.
Trois façons de veiller activement, et se préparer finalement à la seule rencontre qui comble vraiment, celle du Christ qui n’est qu’Amour, le seul trésor inépuisable.
Carlo Acuti écrit : Notre objectif doit être l’infini, non pas le fini. L’infini est notre patrie, depuis toujours nous sommes attendus au ciel.
Pourquoi on nous donne l’exemple d’Abraham avec Sara ? Dans ce qu’il vit, il voit la main de Dieu, il entend son appel, il sait que son ordre est pour son bonheur, et qu’il ne peut pas renier sa promesse. C’est la foi qui sauve, le proverbe dit vrai. Ab peut se dire : Je sais que Dieu est vrai, qu’il tient parole, même si mes yeux de chair ne le voient pas encore ; il a parlé, il agira, je peux m’engager à le suivre, je possède déjà la Terre promise vers laquelle je marche, la ville que Dieu construit, une descendance nombreuse et l’assurance de la résurrection.
Jésus lui-même le fils unique, a cru que Dieu est capable de ressusciter les morts, il s’est reconnu dans le sacrifice d’Isaac et la foi d’Abraham.
A son tour, il nous dit la promesse énorme, qui interdit toute peur et fonde notre foi : Sois sans crainte, petit troupeau : votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume. Nous nous y préparons à chaque messe après le Notre Père… Que ton règne vienne… nous attendons que se réalise cette bienheureuse espérance : l’avènement de Jésus Christ notre Sauveur. Mieux encore, il nous confie l’avancée de son Royaume, à chaque âge de notre vie. D’où ses conseils : débarrassez-vous du trop, soyez serviteurs heureux d’attendre le Sauveur, soyez des intendants fidèles des biens que le Seigneur vous a confiés. Voyez, déjà le Seigneur vous nourrit à sa table. Jeunes et moins jeunes en recherche de repères, ne lâchez pas la main de Jésus, il a besoin de vous, il est le chemin, la vérité, la vie éternelle avec Dieu. 19e dimanche C 2025
