Notre Avent serait-il perpétuel recommencement, la répétition du passé ou bien de l’inédit que Dieu nous offre et que certains découvrent avec bonheur ? Que nous dit la liturgie de ce premier dimanche ? La prière d’ouverture nous fait demander à Dieu la volonté d’aller, par les chemins de la justice, à la rencontre de Celui qui vient, le Christ, et de parvenir au royaume des cieux.
1. Nous sommes donc conviés à une rencontre entre Celui qui vient et nous qui allons vers lui, afin de parvenir avec lui au Royaume des cieux. Non pas en attendant que ça se passe mais en marchant sur les chemins de la justice. St Paul dit : Le salut est plus près de nous maintenant qu’à l’époque où nous sommes devenus croyants. Notre vie de croyants est donc une dynamique qui évolue en permanence. Et, par ex. comme J.Baptiste, elle peut passer par de grandes joies, des doutes, des combats spirituels, des retours.
Ce chemin de la rencontre avec Jésus, c’est à nous de le vouloir, et de le demander à Dieu dans la prière et d’en prendre les moyens : la Parole de Dieu ruminée, une vie de justice et charité selon notre baptême. Revêtons-nous des armes de la lumière, honnêtement, sans rivalité ni jalousie, revêtez-vous du Seigneur Jésus Christ. – Décidons-nous maintenant de prendre ce chemin vers le Christ, avec la grâce de Dieu ?
2. Que nous dit la Parole de Dieu du Christ qui vient ?
Isaïe nous dévoile le plan de Dieu : rassembler tous les hommes dans sa paix. Jérusalem, qui signifie demeure de la paix, en sera l’emblème : toutes les nations y sont appelées, y recevront l’enseignement du Seigneur, elles n’y apprendront plus la guerre ! Face aux conflits qui défigurent Jérusalem, cet oracle d’Isaïe souligne l’urgence de la justice et de la paix. En marchant avec Jésus toute cette année liturgique, nous expérimenterons son passage par le Croix et la Résurrection pour connaître son Royaume de justice et d’amour.
Pour nous avertir de sa venue chaque jour et à la fin des temps, Jésus évoque l’histoire de Noé. Les gens ne se doutaient de rien, le déluge les a engloutis.
Veillez donc, vous ne savez ni le jour ni l’heure où le Fils de l’homme viendra, comme un voleur. Dieu vient toujours dans l’inattendu, dans l’imprévu. Il faut s’y faire.[Regardez le nombre des catéchumènes qui explose, leur jeunesse, venus en dehors de nos circuits d’Eglise, qui n’ont pas peur de parler de Jésus mon Sauveur qui m’a touché, sans connaître l’Eglise, leur soif de connaître la Bible. Les paroisses, aumôneries, diocèses se mobilisent : Seigneur que veux-tu nous dire par eux, comment les accompagner ?] Notre vie est pleine d’imprévus de Dieu. Le temps de Dieu, favorable, (kairos), son projet, s’accomplit dans le temps ordinaire, banal (kronos), dans la personne surprenante de Jésus et dans l’Eglise qui est son Corps. Aidons-nous à le repérer. Seigneur Jésus, ouvre nos yeux, réveille notre vigilance pour aller à ta rencontre chaque jour, jusqu’à la joie du festin final dans ton Royaume, inauguré en chaque eucharistie. 1er Avent A 2025-26
